Partager l'article ! Détournement de fonds publics le Crij au cœur d'une enquête: Le centre régional d'information je ...
Le centre régional d'information jeunesse (Crij) de Corse est dans la tourmente. Les caisses sont vides. La directrice a démissionné. Les salariés sont inquiets quant au devenir de cette association qui joue un rôle majeur auprès de la jeunesse insulaire.
Et comble de l'histoire, une plainte a été déposée pour détournement de fonds publics auprès du procureur de la République de Bastia.
Que s'est-il passé au sein de cette structure pour que le navire prenne ainsi l'eau ?
Le problème serait en premier lieu « structurel », selon Didier Ramelet-Stuart, délégué syndical STC du Crij-CIBC, qui pour étayer son propos effectue un bond en arrière, jusqu'en 2002.
« L'État a transféré une mission de service public, l'information jeunesse, à la collectivité territoriale de Corse sans lui en donner les moyens. La CTC a donc réalisé un effort considérable (près de 60 % du budget de fonctionnement) mais cela n'a pas été suffisant ». Et d'ajouter : « En l'absence de stratégie pérenne, les difficultés n'ont cessé de s'accroître ».
Les salariés passent à l'action…
Depuis plusieurs mois, les salariés du Crij avançaient à l'aveugle. Dans les couloirs des bureaux, il était question de dépôt de bilan, de licenciements et d'impossibilité d'honorer les salaires.
Un refrain qui se murmurait toutes les fins de mois. Mais, courant septembre, par le biais du syndicat les représentant, les seize salariés du Crij ont demandé à être reçus par le conseil d'administration nouvellement constitué au début de l'été.
Inquiets, tous réclamaient des réponses concrètes.
Et puis, un élément leur a mis la puce à l'oreille. Des factures et autres documents auraient permis de pointer des anomalies sur le plan comptable.
Tout en se refusant à entrer dans les détails de l'affaire en cours, Didier Ramelet-Stuart a seulement déclaré que « la clarification actuelle de la situation au Crij résulte de l'action des salariés ».
Pour sauver leurs emplois, ces derniers ont donc choisi de taper à la porte du conseil d'administration pour faire part de ces dysfonctionnements.
La suite ? Une plainte a été déposée contre l'ancienne directrice, Christine Guerrini dont le siège, qu'elle occupait depuis une douzaine d'années, est vacant depuis le 14 octobre, date de sa démission.
Mais depuis, personne ne commente ce dépôt de plainte. Nul ne chiffre les pertes.
Mais selon le STC, grâce au soutien de la CTC, des conseils généraux et de la ville de Bastia, le Crij serait sauvé pour 2011.
Et après ?